INSEE

L’envolée des prix immobiliers en France ces dernières années semble davantage liée à la pénurie d’offre qu’à la spéculation financière, à la différence de la situation des pays anglo-saxons ou de l’Espagne, a estimé mardi le directeur général de l’Insee, Jean-Philippe Cotis.

Cette opinion de l’Institut national de la statistique tranche avec celle du Centre d’analyse stratégique, organisme dépendant du Premier ministre, qui évoquait il y a quelques jours la création d’une « bulle » de l’immobilier en France susceptible de se dégonfler avec des effets néfastes.

Selon une nouvelle étude publiée mardi par l’Insee, les prix des logements anciens en France ont augmenté de 141%sur la période 1998-2010, soit plus de trois plus vite que les revenus (+43%). Parallèlement, les loyers, qui sont encadrés, progressaient de 33%, soit en moyenne de 2,4% par an, un rythme supérieur à celui de l’inflation.

La courbe des prix immobiliers en France a ainsi connu jusqu’en 2007 une trajectoire relativement similaire à celle des Etats-Unis.

Mais les deux marchés n’ont pas vécu la crise de la même façon: alors que les prix de l’ancien chutaient rapidement sur le marché américain pour retrouver dès 2009 un niveau proche de celui du début des années 2000, la correction en France a été limitée (-7% en 2009) et les prix sont vite repartis à la hausse (+6,3% en 2010), tout comme le volume de transactions, quasiment revenu à son niveau d’avant-crise.

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